Clap de fin

Francette Lazard

Clap de fin ? Ce blog aura-t-il une suite ailleurs, avec un autre mode d’expression, une autre finalité, au singulier ou au pluriel ? Cette question n’a pour l’instant pas de réponse. Elle laisse place au hasard, comme  la trajectoire qui nous avait conduit aux « clins d’œil intempestifs ».

A des moments différents, René Piquet et moi-même avions éprouvé le besoin de publier, avec l’espace d’écriture qu’offre le livre, une mise en forme de nos réflexions, muries dans la longue durée d’un engagement militant personnel. Le titre de ces livres exprimait bien la différence des projets, et celle des registres d’expression : « la révolution inattendue », « le soleil s’attarde comme une récompense ».

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Rien d’autre qu’une hypothèse

René Piquet

Je le dis à nouveau, et qu’importe si je me répète, vous me pardonnerez : « ne croyez rien de ce que j’écris ». Ainsi, en ce début d’année, je commence mon article sur ce blog par l’affirmation qu’en cette année 2016 commençante, « j’avance du pas tranquille de l’honnête homme ».

« L’honnête homme » c’est vrai. en tout cas je le pense. Le « pas tranquille » est beaucoup plus discutable. Quatre vingt quatre automnes cotés à la bourse du temps, ça compte. Et je trouve que ces automnes me traitent, parfois, injustement. Donc mon pas est moins assuré, moins tranquille, que je l’annonçais.

Mais je tenterai tout de même de répondre personnellement aux questions que nos écrits ont suscitées.

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Le moral en berne ?

Francette Lazard

« A Davos, les patrons ont le moral en berne ». Ce titre du Monde m’a remis en mémoire le « clin d’œil » suggéré il y a tout juste un an par la précédente session du désormais fameux forum.

Je persiste, signe et ne résiste pas au plaisir d’en republier aujourd’hui le texte, avec son « image à la une ».

Depuis un an, la progression exponentielle des inégalités et l’envol insensé des fortunes  se sont encore accentués. Les horizons se sont assombris. Les crises dont chaque peuple mesure douloureusement le poids cumulent leurs effets.

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Au féminin singulier

Francette Lazard

De la vitre de l’autobus qui file dans son couloir, j’entrevois un graffiti en grandes lettres bleues sur le mur blanc du parc de l’hôpital du Val de Grâce. Mon attention s’éveille. Je perçois l’inattendu qui interpelle et dérange. Je reviens sur place le lendemain. Je suis heureuse de pouvoir photographier le graphisme avant qu’il ne soit effacé. Il ne m’est pas arrivé souvent de réagir ainsi devant une inscription murale. Trois fois, sur des décennies de vie militante.

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Au pas tranquille

René Piquet

2016, Comme vous, j’avance au pas tranquille de l’honnête homme. Quoique !

J’ai, sur ce blog, pris quelques engagements que je n’ai pas encore tenus. Plusieurs questions sont restées sans réponse – n’est-ce pas Jean-Jacques ? D’autres blogueurs aussi m’ont sollicité et sont en droit d’attendre la précision demandée.

Je ne veux pas que le vent de janvier fane mes paroles ou me classe dans la catégorie des gens à goûts bas. Je vais donc, en ce début d’année, répondre.

En attendant, je vous propose de lire ou relire le texte d’Henri Michaux. Lisez le à haute voix, lentement. Accordez lui la respiration qu’il exige et appréciez l’humour, pertinent dans les dernières années de la IVème République, mais encore d’actualité aujourd’hui. A sa manière il trouve sa place dans nos « clins d’oeil ».

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Le sourire de demain

René Piquet

Je n’aime pas que l’on maltraite le monde, ni que l’on galvaude la pensée généreuse des hommes.

Pour moi, 2O15, s’endort dans un automne comme jamais dépouillé.  A porter au débit de leaders au pouvoir, sûrs de leur compétence, actifs pour garder aux prochaines échéances, le statut qu’ils occupent. Heureusement, les citoyens ont encore leur mot à dire.

Je n’aime pas, non plus, dans le combat politique, ceux qui s’installent dans la responsabilité, avec la lenteur de l’enfant ébloui.

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L’hiver … quand les jours rallongent

Francette Lazard

Chacun le sait. Les solstices et les équinoxes marquent le passage des saisons. L’hiver commence donc ce 22 décembre.  En ces journées de pause et de rencontres, les propos sur le temps qu’il fait et sur les temps que nous vivons  ne dérogent pas à la coutume.

Chaque année, je fais une expérience que vous pouvez vérifier en formulant ce simple constat : « l’hiver … c’est quand les jours rallongent ».  Le sens commun se voit contredit. Cette remarque suscite étonnement et perplexité. La conversation bifurque, alors, hors des  sentiers battus  de la banalité.

Oui, la nuit est en sa durée maximum, et les jours sont bien sombres.

Mais, déjà, un nouveau cycle s’amorce … Il invite, au delà des apparences, à repérer les lignes d’horizon possibles. L’histoire des hommes bouscule souvent la simple répétition  du cycle des saisons.

BONNE ANNÉE.

 

Le document du blog : Patrice Cohen-Séat

Une bifurcation

Patrice Cohen-SéatIMG_1103

Faut-il parler de « bonnes feuilles » ? Le texte ci-dessous conclut le livre de Patrice Cohen-Séat*, à paraître  dans les prochains jours. Il s’engage sur le vaste terrain des débats de fond qui s’avivent dans la lourde actualité de ces dernières semaines. Il pose une question, essentielle : comment reprendre l’offensive, comment ouvrir un nouvel horizon d’émancipation humaine ?  Il sollicite et stimule l’échange sur des thèmes majeurs : les grandes mutations contemporaines, le « peuple » et la nation, , la classe ouvrière, le rassemblement, l’Europe, la politique, la gauche …

Il s’engage,  et sollicite l’échange.

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Les éclats du réel

Francette Lazard

Gandhi ne pouvait pas imaginer les déchirures du monde d’aujourd’hui.  Mais à travers les fracas du présent, sa sagesse nous parle toujours.

René Piquet  évoque « la part d’ombre des mots ». Mais qu’entendre quand il n’y a pas de mots, dans  le silence de l’abstention ?

Le  langage des chiffres, lui, est éloquent. La moitié des 18-25 ans n’est pas inscrite sur les listes électorales. L’autre moitié s’abstient aux deux-tiers.  Ensemble, les non-inscrits, les abstentionnistes, les votes blancs et nuls atteignent 58% du peuple souverain. Par delà toutes les situations et toutes les diversités, on conviendra que cette majorité-là  mérite, elle aussi, d’être « entendue ».

Ce qui suppose, d’abord, une écoute attentive.

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