13508424

Rêver en couleurs

En cherchant sur Wikipédia l’origine de l’expression « tirer des plans sur la comète », j’ai lu, par surcroît, son équivalent québécois: « rêver en couleur ». J’ai aimé l’image, tout en me demandant si nos songes, dont on perd si vite la trace au réveil, n’étaient pas, quelquefois, parés de reflets chatoyants. Le « noir et blanc » des photos de Rosetta ? Cela va de soi, me disait-on. Il n’y a pas de couleurs dans l’espace.

Et voilà que je vois dans la presse une photo-couleur de la comète ! La revue « Sciences et Avenir » nous explique en détail sur son site le phénomène d’une « érosion spatiale » dont l’effet rouge-sombre est, semble-t-il, légèrement avivé pour la démonstration.

Tirer des plans sur une comète, rêver en couleur… décidément, l’utopie entretient avec le réel des relations fort complexes.

Pour qui projette de changer le cours les choses, l’intelligence de cette complexité est essentielle. La prétention au « réalisme » des dogmes de la pensée unique est un contre-sens total.

Au cœur des contradictions du réel se nichent les pépites en couleurs d’un autre monde en gestation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>