Clin d’œil invité : Bernard Chambaz

 Bachar, Vladimir, Laurent et les gants.
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Il n’a échappé à personne que Bachar el Assad fait l’actualité.

Ce n’est sûrement pas à moi de le juger. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir un avis sur le sujet, une opinion, un sentiment, vaguement éclairés par l’ex­périence de notre voyage en Syrie, jusqu’à Deir-ez-Zor et la frontière ira­kienne, à la veille de la guerre. Mais il vaut mieux attendre que les tribu­naux s’y collent, ci­vil, militaire, et surtout le tribunal de l’Histoire, qui par définition a besoin d’un minimum de recul.

Il ne vous a pas échappé, non plus, que Vladimir Vladimirovitch Poutine est toujours en tort. Il ne bombarde pas, il a tort. Il bombarde, il a tort. C’est sans doute parce qu’il est russe, c’est en tout cas le point de vue de l’OTAN.

Quant à Laurent Fabius, qui est au quai d’Orsay ce que Bernard Arnault est à LVMH, il dit un jour qu’Assad est le responsable des deux cent cin­quante mille morts causés par la guerre ; un autre jour, qu’il l’est à 80%. Pas à 81 % ni à 79 % car la balance est aussi précise que celle d’Osiris — d’un côté l’âme, de l’autre la plume.

En revanche, la dernière mesure du comité interministériel de la sécurité routière vous aura sans doute échappé. Ce serait dommage. Objectif — en­rayer la hausse de la mortalité sur les routes. Décision concernant les motards — le port obligatoire de gants homologués. C’est dire l’importance accordée à nos mains. En d’autres termes, ça revient un peu à marcher sur la tête.

CF Bernard Chambaz, Vladimir Vladimirovitch, Ed  Flammarion 2015

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