Ce qu’ils portent en eux d’ombre

René Piquet  

Vendredi 4 décembre. Il me semble impossible de publier l’article que je viens d’écrire sur « les mots » !

Le week-end électoral à venir, ses résultats et conséquences, ne peuvent que focaliser l’attention de nos lecteurs du blog.

Lundi 7 décembre. A l’écoute des commentaires, des analyses, des manipulations suggérées, des détournements opérés je trouve finalement, à ce texte, une certaine actualité immédiate. Les mots, l’utilisation qui en est faite, le méli-mélo confusionnel qu’ils provoquent ( pensez aux mots «gauche», et «la gauche» ) justifient peut-être son maintien . Je vous laisse en apprécier …

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Clin d’œil invité : Patrice Bessac

Cop 21

« Un sommet social alternatif » : l’optimisme d’un peuple en marche*

Tout, 10155174_10200865038748712_1650982424_nabsolument tout dans la situation présente de notre pays et de notre planète, incite à faire triste figure et à redoubler de pessimisme.

La chose est entendue : les dangers sont grands et le changement climatique place notre génération devant un risque fort de civilisation.

Notons un fait majeur. Un fait positif.

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Quand le jour s’en va

René Piquet

Le malentendu. Il fait son nid dans les mots et dans les pensées que ces derniers charpentent. Le malentendu grandit surtout lorsque se manifeste une actualité qui agresse ce qu’il y a de plus intime en chacun de nous.

Comme moi, vous l’avez souvent remarqué, le malentendu revient quand le jour s’en va.

Il en est ainsi du 13 novembre, avec la disparition de la lumière dans le regard des victimes et l’émotion qui saisit alors l’opinion publique.

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Le document du blog : Sylvestre Huet

Sylvestre Huet

Science, expertise et décision politique51OUfV6NLVL._AA160_

 

L’un de nos tout premiers « clins d’œil », le 13 décembre  2014, se référait au blog que tient Sylvestre Huet* dont nous disions apprécier « les informations scientifiques de haute qualité » et la « conception de la culture ouverte à tous les champs de la connaissance ». 

Il nous apprend ce mois-ci qu’il vient de recevoir le prix 2015 de l’Union rationaliste. Il en évoque l’objectif : «faire connaître dans le grand public l’esprit et les méthodes de la science» afin de «promouvoir le rôle de la raison dans le débat intellectuel comme dans le débat public».* Nous l’en félicitons très sincèrement.

Son discours de remerciement  traite d’un thème majeur, trop peu abordé dans les débats sur la démocratie. Il est de pleine actualité en ce jour d’ouverture  de la COP21. Continuer la lecture de Le document du blog : Sylvestre Huet

Clin d’œil matinal

Francette Lazard

Chaque matin, je commence ma navigation sur les différents sites Internet qui composent ma revue de presse, en ouvrant celui de la Nasa. Il offre  une photographie qui invite au rêve, stimule l’intérêt, ne laisse jamais indifférent. J’y découvre, aujourd’hui …  un clin d’œil,  ci-dessus en « image à la une ».

L’explication qui l’accompagne incite à la réflexion*.  Elle évoque le  centenaire de l’article sur la relativité générale d’Albert Einstein paru en novembre 1915. Elle montre comment son élaboration théorique, qui supposait l’existence d’une « lentille gravitationnelle » est désormais directement vérifiée par la prouesse de la photographie.

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Clin d’œil invité : Jean-Louis Sagot-Duvauroux

Déchéance de nationalité : inutile, raciste, délétère.

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Jean Louis Ssagot-Duvauroux est l’un des tout premiers « invités » de notre blog. Nous avions publié son « clin d’œil » sur « La République des mots » http://clins-doeil-intempestifs.fr/?p=1694 au lendemain des attentats  de janvier.

Il nous signale aujourd’hui l’article – ci-dessous- qu’il publie  sur son propre blog http://www.blonbaculture.com/pdf/textes/blonba-15-ans.pdf,

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Clin d’œil invité : Bernard Chambaz

Lucien, Jean-Richard et le Point. 2254

Il n’a échappé à personne que les événements de vendredi 13 novembre ont suscité des réactions considérables.

Pour autant, il ne s’agit pas de parler à tort et à travers. Et plus que jamais la précision des mots que nous employons importe. Y voir une tragédie, un carnage, un attentat, un crime me paraît fondé. Comprendre qu’ils s’ins­crivent dans une continuité (selon le diction­naire, « fait de se répéter à de brefs intervalles ») après Beyrouth et l’avion russe dans le Sinaï me paraît légitime. Concevoir que nous y soyions particulièrement sensibles parce que le coup est on ne peut plus proche a tout d’une évidence. 

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Urgences

Francette Lazard

Que dire de plus ? Mais comment parler d’autre chose ? Je ne me souviens pas de moments collectifs aussi denses en émotion forte et contrastée, nourrie d’une multitude d’analyses et de réflexions qui saturent la pensée.

Dans son article Faire taire la colombe , René Piquet disait parler pour lui même. Chacun s’ exprime en effet à sa façon.  Le silence peut être, aussi, un moment de sensibilité partagée.

Ainsi pourrait se construire le rassemblement d’un peuple que réunit la sidération du deuil, dans le respect des opinions, dans la qualité des confrontations et dans la recherche des solutions.

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On peut si on le veut

René Piquet

La parole libère. Elle structure les actes personnels et contribue aux choix collectifs. Mais elle doit être responsable.

Il en est ainsi pour les attentats. Le drame et son épaisseur humaine,  l’émotion ressentie, n’autorisent pas tout. Nul ne doit, comme le papillon, obéir à tous les souffles. La lucidité personnelle et le discernement sont la condition de l’efficacité de la parole et de la solidarité qu’elle entend exprimer dans les actes.

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Faire taire la colombe ?

René Piquet

Je ne parle que pour moi.

Comme tout le monde je pense aux victimes des attentats, à l’immense détresse des familles, au drame qui interpelle chacun de nous. A la froideur qui nous saisit.

Pour ma part je n’ai pas de savoir assuré. Ni de certitude sans retour. Moins encore de révélation porteuse de sérénité. L’émotion, la compassion pour les victimes innocentes – innocentes comme toujours dans ces actes de violence aveugle – étouffent une part du discernement pourtant nécessaire. Mais, malgré tout, ma capacité de rébellion lève le souffle court qui s’est emparé de moi aux premières minutes de ce drame.

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